Aujourd'hui, départ de Karlstad direction le lac Siljan et la ville de Leksand et premières difficultés dans les transports suédois. Pourtant, cela avait bien commencé. Ce matin, ces jeunes en tenue bleue appartenant au courant politique Nya Moderaterna, un parti conservateur et libéral, distribuaient des petits-déjeuners. Car oui, des élections régionales vont bientôt se tenir en Suède. Il est d'ailleurs amusant de trouver sur les places centrales des villes une dizaine de petits chalets individuels qui correspondent à chaque parti politique. Il s'agit d'un lieu où chacun peut venir s'informer et débattre, et il est agréable d'y retrouver de nombreux jeunes !
Quoiqu'il en soit, ce matin, peu importe l'idéologie, j'avais faim. Politiquement, je vaux donc une banane, une barre de chocolat, un bonbon au citron et un livre de recettes de cuisine de la région du Värmland. Mais bon, ce n'est pas loin de valeur actuelle des hommes politiques français, n'est-ce pas ?
Les ennuis ont commencé après. Après deux heures de trajet sur un total d'un peu plus de trois heures, une annonce, en suédois et sans traduction anglaise, annonce que le train n'ira pas jusqu'au bout à cause de problèmes sur les voies. Merci ! La SNCF me manquait tellement !
Me voilà donc débarquant dans une petite ville inconnue, à chercher désespérément le bus de substitution. Heureusement, mes infimes bases en suédois m'ont été utiles, ouf. Dans le bus, à nouveau, toutes les annonces sont faites en suédois. Le souci, c'est que dans ma ville d'arrivée, à savoir Borlänge, je devais prendre une correspondance pour Leksand. Or je pense comprendre que la plupart des trains sont partis et n'ont pas attendu, mais que certains ont du retard. Tout n'est donc pas perdu ! Car il faut savoir que dans cette partie de la Suède, si vous ratez un train, c'est minimum deux heures avant le prochain si vous avez de la chance.
J'arrive donc en bus à Borlänge, aux alentours de 12h25 alors que ma correspondance devait partir à 12h12. Mais là, miracle ! Le train a du retard et part à...12h28. Tranquille ! ...C'est donc là que je découvre ce que ça donne de courir en ayant environ 35 kilos de bagages sur soi avec des chaussures qui meurent un peu plus chaque jour.
Bref, dégoulinant de sueur et totalement explosé, je saute comme un désespéré dans le train, sous le regard amusé des Suédois assis sagement en attendant le départ.
Après ces petites péripéties, je suis bien content d'arriver enfin à Leksand. Comme d'habitude, j'entame un petit tour dans le centre pour prendre mes marques. Je sens progressivement que je remonte, car le climat est de plus en plus froid, et les villes prennent des ambiances de sports d'hiver. Mais surtout, la plupart des voitures sont équipés d'énormes feux antibrouillard, ce qui laisse imaginer ce qui m'attend d'ici quelques mois...
Certaines stugas (maisons en bois) de Leksand sont vraiment magnifiques. Avant de poursuivre ma route, la douleur étant trop forte, je me retrouve obliger de passer aux stands pour changer de pneumatiques. A retenir: ne pas acheter de chaussures de randonnée de la marque "Terres d'aventure". Merci de respecter une minute de silence pour cette, excusez le terme, paire de chaussures merdique.
Pouvant de nouveau marcher correctement, je décide donc de parcourir les deux kilomètres qui me séparent de l'auberge de jeunesse dans laquelle je vais séjourner jusqu'à dimanche midi. Plus ancienne auberge de jeunesse de la région de Dalécarlie, elle ne manque pas de charme. Normalement, pour le prix que j'avais payé, je devais dormir dans un des petits chalets en bois brut d'environ 6m².
Mais coup de chance, le directeur de l'auberge a décidé de me surclasser ! Voilà donc la petite maison dont je suis l'heureux propriétaire durant quelques jours. Je sens que je vais m'y plaire. Seul petit hic, l'auberge de jeunesse n'a plus de connexion internet... Pour compenser, le directeur me prête gratuitement un vélo que je pourrais utiliser à ma guise. Belle affaire !
Profitant d'avoir un vélo, et bien que la journée soit déjà bien avancée, je décide d'aller longer le lac. Le soleil étant bas et le ciel couvert, l'ambiance est différente de tout ce que j'avais pu connaître jusqu'à présent. Le lac Siljan, lisse, reflétait magnifiquement le ciel et n'a pas fait défaut à la réputation de beauté des lacs suédois. Vous noterez au passage que le paysage change, un petit relief faisant son apparition.
Sur le chemin du retour, il me restait un petit problème à régler : l'absence d'accès à Internet. Après avoir questionné plusieurs personnes, je trouve l'adresse d'un petit café charmant comme tout équipé d'un accès Wi-Fi. C'est donc agréablement installé dans un cadre très "cosy", éclairé à la bougie et accompagné d'une tasse de chocolat chaud que j'ai eu la chance de pouvoir vous raconter mes aventures suédoises du jour !
Vi ses i morgon ! A demain !
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